New Restrictions when Recruiting Immigrants November 13 2019

The recent case of Haseeb v. Imperial Oil is a good reminder to employers that asking certain questions during the recruiting process could be problematic and lead to a finding of discrimination. Imperial Oil had a policy which required applicants to be able to work in Canada on a “permanent basis.” The applicant was a non-citizen but was entitled to a post-graduate work permit which would have allowed him to lawfully work full-time in Canada for three years. The applicant knew the employer would not hire someone on a work permit, therefore he lied on the pre-employment questionnaire and stated he was already eligible to work in Canada on a permanent basis. Although the applicant was ranked as top candidate, the employer rescinded the offer when he was not able to provide proof of permanent residency.

The Human Rights Tribunal of Ontario ultimately found the employer’s requirement of “permanent residence” was discrimination based on the prohibited ground of citizenship. Haseeb was awarded over $100,000 representing four years of lost salary, and $15,000 for injury to dignity and self-respect. Ultimately, the Tribunal found that simply asking this type of question was a breach of the Human Rights Code and that applicants are entitled to lie in response to discriminatory questions.

Source: Stringer LLP

 

Nouvelles restrictions lors du recrutement d'immigrants

Dans l'affaire Haseeb c. Imperial Oil, il est bon de rappeler aux employeurs que poser certaines questions au cours du processus de recrutement pourrait poser problème et mener à une allégation de discrimination. La politique d’Imperial Oil exigeait que les candidats puissent travailler au Canada sur une « base permanente ». Le candidat était un non-citoyen, mais avait droit à un permis de travail post-diplôme qui l’aurait habilité à travailler légalement à temps plein au Canada pendant trois ans. Sachant que l'employeur n'embaucherait pas quelqu'un possédant un permis de travail, le candidat a donc menti sur le questionnaire préalable à l'emploi et déclaré qu'il était déjà admissible à travailler au Canada de façon permanente. Bien que le Haseeb ait été classé comme le meilleur candidat, l'employeur a annulé l'offre d’emploi quand il n’a pas été en mesure de fournir une preuve de résidence permanente.

Le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario a finalement conclu que l'exigence de « résidence permanente » de l'employeur était une discrimination fondée sur le motif illicite de discrimination lié à la citoyenneté. Haseeb a reçu plus de 100 000 $, soit quatre années de perte de salaire et 15 000 $ pour atteinte à la dignité et à l’estime de soi. Fondamentalement, le Tribunal a conclu que le simple fait de poser ce genre de question était une violation du Code des droits de la personne et que les candidats ont le droit de mentir en réponse à des questions discriminatoires.

Source : Stringer LLP